J'ai recopié une conversation que j'avais faite avec Fabian. Ce sont des choses que j'aurai aimé vous dire à tous mais le temps ne m'en donne pas l'occasion. Je n'ai comprit que trop tardivement le véritable problème de mon mal être, j'ai perdu confiance en moi et en les autre. Tout simplement parce que j'avais, non pas oublié, mais pas eu l'idée d'expliquer à mon entourage ce qui se passait vraiment. Le pire pendant tout ce temps, c'est que les gens pensaient que mon attitude était normale :
Bonne lecture
A : Coin coin ! Je suis contente que tu sois là !
F : Ben pour tout te dire, je suis content que tu m'apprécie ^^
A : Je me sens un peu seule en ce moment
F : Je comprend parfaitement ce que tu ressens
A : Et je ressens quoi alors ?
F : Les gens te nient et tu fais pas mal de chose pour essayer qu'ils fassent attention à toi, puis quand tu leur parles de tes problèmes, c'est pire que moi ... ils n'y prêtent pas attention ... ou alors c'est toujours les mêmes phrases qui sortent.
A : ça va même plus loin que ça. En fait ça faisait 4 ou 5 ans que j'avais des problèmes de santé qui s'installaient sans même que je m'en rende compte. J'ai fais des petites conneries pendant ce temps là qui n'a pas arrangé les choses, mai j'ai fais ces conneries par ignorance. Mon problème de santé venait apparemment d'une déshydratation mais je ne l'ai su que trop tard. Comme on avait un adoucisseur et que je buvais essentiellement de l'eau du robinet, mon corps rejetais sans arrêt l'eau que je buvais parce qu'elle ne contenait pas les minéraux dont mon corps avait besoin. Bon pour t'épargner les détails, à long terme ça a quand même fait pas mal de dégâts mais ils ne se sont fait ressentir que bien après.
F : 4 ou 5 ans suffissent
A : En parallèle, j'avais des problème de stresse ( pour cause familiale, scolaire et sûrement alimentaire ), ça me faisaient faire des cauchemars qui engendraient ensuite des insomnies qui pouvaient durer plus d'un mois.
F : :(
A : Ce qui a eu pour conséquence d'autres effets dont le plus visible était un épuisement physique J'avais des difficultés à me concentrer, à mémoriser, et aussi à manger, car je faisais de la boulimie à un moment qui était sûrement lié à ces problèmes de stresse. Je ne mangeais pas beaucoup pendant plusieurs semaines et après j'avais une faim insatiable qui m'empêchais de dormir et je devais manger une quantité impressionnante de nourriture sans que cela ne suffise. Je ne m'en suis pas tout de suite aperçu ni alerté. Pour moi, si j'avais faim, il fallait que je mange. C'était pas vraiment de la boulimie mais ça s'en rapprochait même si un boulimique aurai eu honte de manger autant et se priverai de manger pour compenser.
F : Exact
A : J'étais aussi très isolée étant donné que je ne suis pas quelqu'un de très sociable et qui n'est pas non plus très "causant". Ce qui fait que j'ai beaucoup souffert de la solitude. Et ça, ça a été le pire.
F : Je comprends ce dernier point, je le vis constamment.
A : Mes dépressions ont commencé en même temps que mes crises d'angoisses à cause de problèmes familiaux ( ma mère était en dépression elle aussi ) et bien sûr de santé. Je me rappelle de ce moment là, c'était après les vacances de noël, c'était en janvier 2006. Parce que cette année là, en plus de tout mes problèmes, il y avait mes premiers examens.
F : On venait de se rencontrer je crois.
A : Oui c'était à ce moment là. et l'accumulation de mes problèmes ne faisait qu'aggraver mes résultats scolaires ( étant donné que j'avais déjà redoublé la seconde j'avais pas envie de faire encore une fois cette expérience ). Donc malgré tout je me suis battue pour aller mieux et j'ai été voir mon médecin pour qu'il me guérisse ( ah ! si les médecins pouvaient être magiciens ! ). J'avais de gros problèmes musculaires qui me faisaient souffrir depuis plusieurs années et qui s'aggravaient de jour en jour jusqu'à m'empêcher un peu plus de dormir et de respirer ( j'avais des contractures musculaires qui m'empêchaient parfois de respirer ou de faire des efforts dans la journée ).. Mon médecin m'avait dit que c'était un manque de magnésium et que, avec les compléments alimentaires, j'en aurai pour 4 mois maximum. Mais le temps passait et rien ne s'arrangeait, les douleurs persistaient, s'aggravaient et je prenais les médicaments en excès.
F : Et c'était pas encore ça le vrai problème , le manque de magnésium, car ce manque là est dû au vrai problème. Si tu t'attaque à la source, là ça servira à quelque chose.
A : Le bac arrivait ... j'étais épuisée physiquement et mentalement ( d'ailleurs je me demande comment j'ai pu tenir debout aussi longtemps en sport ). Mais je ne savais pas où était le problème, j'avais conscience qu'il y en avait un mais même mon médecin ne le trouvait pas. J'avais de plus en plus de mal à respirer, ça devenait un cauchemar, je pouvais vraiment plus dormir. Mais j'ai quand même eu ce putain de bac ! Les vacances sont arrivées et je me rappelles qu'on s'est vu pendant 15 jours en juillet. Ca n'allait pas vraiment mais j'essayais de le cacher. Je me rappelles avoir eu beaucoup de sauts d'humeur ( ça me fais penser que durant un bon moment la moindre petite chose qui n'allait pas me faisait bondir de fureur ).
F : Si je peux te dire tout ce que je pense Audrey : je suis triste que ça ai empiré pour toi, et que ça a engendré des tas de problèmes secondaires ... si j'avais su ça, je pense que j'aurai fais davantage attention à toi. Je m'en rappelles et tu me disais que je devais laisser passer et ne pas m'emporter.
A : Mais le passé est le passé ...Et pis en août je devais aller pour la dernière fois en colo musique.
F : la Durie
A : Oui. C'était très important pour moi parce que les prochaines grandes vacances je n'irai plus jamais en colo m'éclater à faire des tournées, des spectacles et tout. Alors j'ai pris sur moi pour que j'en profite un max, mais c'est là où j'ai été complètement détruite et après ces colo je n'ai plus été la même. J'ai été traité comme une merde et mon état d'épuisement physique faisait fuire les seules personnes intéressantes qui étaient présentes ( j'ai compris alors que l'important était d'être avec des gens qu'on aime même si les vacances sont pourris, au moins j'aurai pu rigoler comme chaque année ).
F : Désolé :(
A : Je n'avais plus d'autre intérêt que la musique. Je ne « vivais » plus que sur scène. Ailleurs, j'étais morte. Mais je me suis dis qu'il fallait que je profite de cette dernière colonie : je me suis concentrée pour observer Karim Kacel et la manière dont il travaillait. Il m'a beaucoup apprit. Et j'ai observé la couturière aussi.
F : :)
A : Et puis je suis rentrée complètement vidée Mais j'avais dans la tête une phrase qu'un des moniteurs m'avait dit pendant le séjour quand je lui ai parler de ma situation : " trop tard n'existe pas ". Depuis, cette phrase me reviens sans cesse, à chaque fois que je vais mal. Elle est très importante pour moi.
F : Je pense bien, il ne suffit de rien pour ça.
A : C'était la rentrée , et je ne comprenais pas pourquoi mes deux camarades de l'année dernière m'attendaient, me parlaient avec sympathie, se souciaient de mon état alors qu'il été clair que, pour moi, j'étais une merde ( quand on est en dépression, il est facile de croire ce que disent les gens qui te veulent du mal ) que je n'avais rien à faire là , que personne ne devrait s'intéresser à moi. Et puis avec toi c'était encore plus difficile ( je ne veux pas en rajouter une couche mais bon ...) .
F : Je comprends
A : Mais j'étais décidée à continuer à faire des efforts. Je t'aimais.
F : J'avais pas la manière d'arranger les choses.
A : Et puis les crises de tétanies sont arrivées. et ça ... c'était le fond.
F : Oui quand tu m'as dit pour tes mains immobiles.
A : C'était même plus qu'immobile et il n'y avait pas que les mains. La tétanie c'est du à une suroxygénation du sang qui engendre des réaction chimique au niveau du sang, et ça agit ensuite sur les contractions des muscles. Ce n'est pas contrôlable malheureusement.
F : Sueur froide?
A : Non, palpitation cardiaque et une baisse de tension. C'est compliqué à expliquer sur msn
F : Oui c'est sur.
A : Et je suis aller en Belgique avec toi. je me rappelles que ça n'allait pas. Tu t'en ai aperçu et tu t'énervais.
F : J'avais vu ça et puis la cigarette n'arrangeait pas. et quand on sortait c'était pas agréable, j'étais pas là. Enfin j'étais tel quelqu'un qui avançait vite et laissait la personne qu'il aimait alors qu'elle appelait au secours.
A : Tu pouvais pas comprendre. Personne ne le pouvait parce que je ne comprenais pas moi-même. Et après je sui rentrée et tu commençais à me dire " je vais te quitter si ça continu". Alors ça me stressais encore plus et je faisais des crises de tétanie. Et tu continuais ...
F : Tu peux pas savoir comment je le regrette !!
A : Je crois qu'on s'est vu encore à nowel
F : :'(
A : Je sais plus ce qui s'est passé.
F : A nowel on est resté 15 jours ensemble, c'était moyen moyen,
A : Je sais plus si on s'est vu une autre fois après.
F : Oui en février, et là c'était bien. on a fait des trucs super, mais là je peux dire que j'ai été un salaud.
A : pourquoi ?
F : 2 semaines plus tard je t'ai largué alors que tu essayais éperdument de me consoler. :(
A : A oui j'avais presque oublié (lol)
F : Ca me reste graver
A : Mai bon après nowel je me suis dis que mon état ne pouvait plus durer. Et c'était devenu tellement pénible que j'avais de moins en moins envie de vivre. Je n'étais plus vraiment sûr de t'aimer vraiment au point de continuer. Mais j'étais quand même persuadé que tout allait s'arranger même si tu m'énervais et que tu me faisais du mal ( les filles sont tellement connes quand elles aiment ).
F : Oui tu m'as dis « pourquoi fais tu ça, je suis sur qu'on pourrait vivre ensemble. et puis gaelle a essayé de me raisonner. Je suis alors rester seul, c'est seulement 2 semaines après que j'ai rencontré une autre fille et c'était pas ce qu'il me fallait, ce qu'il me fallait c'était toi mais il était trop tard pour m'en rendre compte. Alors j'ai fais une longue dépression. Je me suis mis à un jeu online et je jouais 2 fois plus que ton frère. Et mes parents n'étaient pas là pour moi et pi ils m'ont foutu dehors car je n'apportais plus rien à la famille. Désolé de t'avoir interrompu.
A : Non je raconte ma vie mais tu as aussi la tienne. Alors pour vivre un peu plus longtemps je me lançais des ptis défis comme "il faut que tu ai ton bac avec mention". Je voulais aussi travailler l'été pour avoir de l'argent mai aussi parce que j'étais curieuse de savoir ce que c'était de travailler.
F : Et tu l'as fait.
A : J'ai profité du boulot de mon père pour avoir facilement mon premier job à la rte ( j'ai même gagné plus que ma mère ^^ )
F : Ca c'est cool
A : En juillet je voulais être tranquille dans mon coin, je voulais faire plein de choses mais le temps s'y prêtait pas vraiment ... et donc en août j'ai travaillé pour la première fois de ma vie et j'ai beaucoup apprit et ça me servira toute ma vie. Mais pour travailler il fallait aller voir un médecin du travail pour certifier que j'étais apte à travailler. Et là j'ai préféré mentir sur mon état de santé et pendant 1 mois je me suis épuisé à cacher mes problèmes à mes collègues et aussi à mon père puisqu'il travaillait dans la même boite.
F : Ca c'était dur.
A : Mais au début c'était très dur parce que c'étai un travail compliqué qu'on me demandait, c'était les cadres qui devaient faire ce pour quoi on m'avait engagé. Et dans mon état j'ai essayé d'être la plus efficace possible. Mais plusieurs fois dans les toilettes, je m'effondrais parterre d'épuisement et de dépression. C'était un travail qui demandais beaucoup d'efforts aussi bien intellectuel que physique ( vu que en plus j'avais des problèmes de tendinites et qu'il fallait que je transporte des boites très lourdes ... je te passe les détails ) à la fin j'étais en pleur, j'en pouvais plus.
F : Ah oui t'as eu aussi des tendinites
A : Plus on me demandait, plus j'étais fatigué et moins j'étais attentive et plus je faisais d'erreurs. mai j'ai eu une idée pendant que je travaillais. Ce fut la première démarche qui m'a débarrassé d'un lourd handicap : les difficultés à dormir.
F : Ah ?
A : Mon frère , clément, était en vacance pendant que je travaillais et que je me levais tôt tout les matins. Mais le gamin, égoïste comme il est , faisais énormément de bruits le soir et se couchait tard.
F : Je comprends que c'est pas agréable.
A : Et avec le peu de sommeil que j'avais, venir le perturber était synonyme de dépression et de tout ce que ça impliquait ( le cercle vicieux allait continuer à m'emporter dans le fond glacial de la dépression !! ... ouah c'est trop la classe cette phrase faut que je la note .... ). Alors là j'ai piqué les vieilles boules quies de ma mère. Même si elles étaient pas très confortables et qu'elles me chatouillaient tout le temps les oreilles, j'arrivais à mieux dormir. Ce qui est quand même un bon début.
F : C'est déjà ça. au fil du temps tu t'y habitue
A : Je savais que ma fatigue n'allait pas disparaître d'un coup, donc j'ai décidé de racheter des boules quies plus confortable et plus efficace. et puis quand mon contrat de travail fut terminé j'avais décidé de continuer dans cette voie ... et le prochain défit que je m'étais lancé était d'être et de rester en bonne santé le plus longtemps possible. Mais pour être et rester en bonne santé il fallait que je comprenne pourquoi mon corps était dans cet état. Alors j'ai changé de médecin et j'ai demandé de me faire passer toute sorte d'examens : prises de sang, radios des poumons et du c½ur ( on n'est jamais trop prudent ...) , test d'effort ... et c'est grâce à mon cardiologue que j'ai comprit où venait le problème : l'eau que je buvais « m'intoxiquait » depuis le début ( j'avais des vertiges à répétition et qui altéraient toujours plus ma concentration et mon comportement et ça devenait de plus en plus dur de m'exprimer ). Là mes parents m'ont acheté tout de suite de l'eau minéral et au bout d'un ou deux mois je n'avais plus de vertiges ( bon ça n'arrangeait rien à ma concentration)
F : Génial ! :D mes félicitations pour cet initiative
A : Mais ça ne suffisait toujours pas parce que pendant tout ce temps j'ai eu beaucoup de baisse de morale et je me suis affaiblis physiquement (je n'arrivais toujours pas à trouver un intérêt à vivre). Les tendinites étaient du à un manque d'activité physique, ce qui fait que je devais en refaire et le mieux c'est la piscine mais bon, ça coûte cher et je suis trop pudique pour me montrer en maillot de bain. Alors comme ça ne pouvait pas suffire, j'ai fais du sport assez régulièrement mais pas trop intensif pour récupérer du muscle ^^ ( bon là encore j'ai fait des excès et j'étais encore plus fatigué après ). Et puis pour me déstresser avant d'entrer à la fac, j'ai lu un livre sur la relaxation. J'attends de faire du tai chi chuan à la fac, car c'est tard le soir.
F : J'espère pour toi que ça ira
A : Et puis je pense qu'il faut que j'apprenne encore pas mal de chose pour être en bonne santé. alors là je me suis mis à apprendre à manger, pour savoir et comprendre ce que mon corps a besoin.
F : Cette année te servira à aller mieux pour l'année suivante et puis ça, ça prouve que tu peux être autonome pour essayer de guérir.
A : Je me suis donner un an pour être en bonne santé et le rester et après cette année je veux avoir envie de vivre parce que quand on est en mauvaise santé on a tendance à vouloir tout arrêter , c'est pire quand on fait des études qui sont pas faciles.
F : Ca c'est vrai
A : C'est surtout que j'ai envie de savoir ce que ça fait d'être en bonne santé. parce que ça fait tellement longtemps que je vais mal que je ne sais même plus ce qu'est être en forme. Après la bouffe je sais pas à quoi je vais m'attaquer, ni quel défi je vais faire.
F : Je suis sûr que c'est ton désir le plus cher, bien plus que tout.
A : Je n'ai que ça comme motivation pour vivre pour le moment. Je me suis promis de ne plus jamais être dans l'état dans lequel j'étais avant. C'est traumatisant de se regarder en plein crise de tétanie dans une glace. Voir ses doigts se tordrent dans tous les sens , et tomber par terre en pleur ...
F : Oui
A : Plus jamais je ne veux ça. C'est une sorte de rééducation de mon corps que je fais, je me réhabitue à vivre simplement. Je ne veux plus me battre contre mon corps , je veux me battre avec lui parce que les obstacles sont à l'extérieur pas à l'intérieur.
F : Tu te défonce trois fois plus qu'un autre pour ça, j'aimerai être à tes cotés et t'aider du mieux que je peux, même en parole c'est déjà ça, soit courageuse et forte
A : Merci. Il faut maintenant que les gens comprennent. parce qu'ils m'ont toujours vu en mauvaise santé sans se rendre compte de ce qui se passait.
F : je t'ai compris. J'aimerai que les autres aussi.
A : S'ils m'aiment vraiment, et s'ils sont assez intelligent, alors oui ils comprendront.
F : Je suis apte pour le premier point mais le second ça reste à voir
A : Mdr. Tu sais comme m'a dit mon moniteur " trop tard n'existe pas"
F : oui je retiens la leçon.
...
Oui certains passages sont niais mais bon faut bien qu'il comprenne avec ses capacités ... non c'est méchant je sais. J'ai pas mis le reste de la conversation, ça allait sûrement vous souler.
En espérant que le peu que j'ai dit là ( et oui ma vie est un roman ) vous permettra de mieux comprendre mon comportement actuel et futur ...
Bonne lecture
A : Coin coin ! Je suis contente que tu sois là !
F : Ben pour tout te dire, je suis content que tu m'apprécie ^^
A : Je me sens un peu seule en ce moment
F : Je comprend parfaitement ce que tu ressens
A : Et je ressens quoi alors ?
F : Les gens te nient et tu fais pas mal de chose pour essayer qu'ils fassent attention à toi, puis quand tu leur parles de tes problèmes, c'est pire que moi ... ils n'y prêtent pas attention ... ou alors c'est toujours les mêmes phrases qui sortent.
A : ça va même plus loin que ça. En fait ça faisait 4 ou 5 ans que j'avais des problèmes de santé qui s'installaient sans même que je m'en rende compte. J'ai fais des petites conneries pendant ce temps là qui n'a pas arrangé les choses, mai j'ai fais ces conneries par ignorance. Mon problème de santé venait apparemment d'une déshydratation mais je ne l'ai su que trop tard. Comme on avait un adoucisseur et que je buvais essentiellement de l'eau du robinet, mon corps rejetais sans arrêt l'eau que je buvais parce qu'elle ne contenait pas les minéraux dont mon corps avait besoin. Bon pour t'épargner les détails, à long terme ça a quand même fait pas mal de dégâts mais ils ne se sont fait ressentir que bien après.
F : 4 ou 5 ans suffissent
A : En parallèle, j'avais des problème de stresse ( pour cause familiale, scolaire et sûrement alimentaire ), ça me faisaient faire des cauchemars qui engendraient ensuite des insomnies qui pouvaient durer plus d'un mois.
F : :(
A : Ce qui a eu pour conséquence d'autres effets dont le plus visible était un épuisement physique J'avais des difficultés à me concentrer, à mémoriser, et aussi à manger, car je faisais de la boulimie à un moment qui était sûrement lié à ces problèmes de stresse. Je ne mangeais pas beaucoup pendant plusieurs semaines et après j'avais une faim insatiable qui m'empêchais de dormir et je devais manger une quantité impressionnante de nourriture sans que cela ne suffise. Je ne m'en suis pas tout de suite aperçu ni alerté. Pour moi, si j'avais faim, il fallait que je mange. C'était pas vraiment de la boulimie mais ça s'en rapprochait même si un boulimique aurai eu honte de manger autant et se priverai de manger pour compenser.
F : Exact
A : J'étais aussi très isolée étant donné que je ne suis pas quelqu'un de très sociable et qui n'est pas non plus très "causant". Ce qui fait que j'ai beaucoup souffert de la solitude. Et ça, ça a été le pire.
F : Je comprends ce dernier point, je le vis constamment.
A : Mes dépressions ont commencé en même temps que mes crises d'angoisses à cause de problèmes familiaux ( ma mère était en dépression elle aussi ) et bien sûr de santé. Je me rappelle de ce moment là, c'était après les vacances de noël, c'était en janvier 2006. Parce que cette année là, en plus de tout mes problèmes, il y avait mes premiers examens.
F : On venait de se rencontrer je crois.
A : Oui c'était à ce moment là. et l'accumulation de mes problèmes ne faisait qu'aggraver mes résultats scolaires ( étant donné que j'avais déjà redoublé la seconde j'avais pas envie de faire encore une fois cette expérience ). Donc malgré tout je me suis battue pour aller mieux et j'ai été voir mon médecin pour qu'il me guérisse ( ah ! si les médecins pouvaient être magiciens ! ). J'avais de gros problèmes musculaires qui me faisaient souffrir depuis plusieurs années et qui s'aggravaient de jour en jour jusqu'à m'empêcher un peu plus de dormir et de respirer ( j'avais des contractures musculaires qui m'empêchaient parfois de respirer ou de faire des efforts dans la journée ).. Mon médecin m'avait dit que c'était un manque de magnésium et que, avec les compléments alimentaires, j'en aurai pour 4 mois maximum. Mais le temps passait et rien ne s'arrangeait, les douleurs persistaient, s'aggravaient et je prenais les médicaments en excès.
F : Et c'était pas encore ça le vrai problème , le manque de magnésium, car ce manque là est dû au vrai problème. Si tu t'attaque à la source, là ça servira à quelque chose.
A : Le bac arrivait ... j'étais épuisée physiquement et mentalement ( d'ailleurs je me demande comment j'ai pu tenir debout aussi longtemps en sport ). Mais je ne savais pas où était le problème, j'avais conscience qu'il y en avait un mais même mon médecin ne le trouvait pas. J'avais de plus en plus de mal à respirer, ça devenait un cauchemar, je pouvais vraiment plus dormir. Mais j'ai quand même eu ce putain de bac ! Les vacances sont arrivées et je me rappelles qu'on s'est vu pendant 15 jours en juillet. Ca n'allait pas vraiment mais j'essayais de le cacher. Je me rappelles avoir eu beaucoup de sauts d'humeur ( ça me fais penser que durant un bon moment la moindre petite chose qui n'allait pas me faisait bondir de fureur ).
F : Si je peux te dire tout ce que je pense Audrey : je suis triste que ça ai empiré pour toi, et que ça a engendré des tas de problèmes secondaires ... si j'avais su ça, je pense que j'aurai fais davantage attention à toi. Je m'en rappelles et tu me disais que je devais laisser passer et ne pas m'emporter.
A : Mais le passé est le passé ...Et pis en août je devais aller pour la dernière fois en colo musique.
F : la Durie
A : Oui. C'était très important pour moi parce que les prochaines grandes vacances je n'irai plus jamais en colo m'éclater à faire des tournées, des spectacles et tout. Alors j'ai pris sur moi pour que j'en profite un max, mais c'est là où j'ai été complètement détruite et après ces colo je n'ai plus été la même. J'ai été traité comme une merde et mon état d'épuisement physique faisait fuire les seules personnes intéressantes qui étaient présentes ( j'ai compris alors que l'important était d'être avec des gens qu'on aime même si les vacances sont pourris, au moins j'aurai pu rigoler comme chaque année ).
F : Désolé :(
A : Je n'avais plus d'autre intérêt que la musique. Je ne « vivais » plus que sur scène. Ailleurs, j'étais morte. Mais je me suis dis qu'il fallait que je profite de cette dernière colonie : je me suis concentrée pour observer Karim Kacel et la manière dont il travaillait. Il m'a beaucoup apprit. Et j'ai observé la couturière aussi.
F : :)
A : Et puis je suis rentrée complètement vidée Mais j'avais dans la tête une phrase qu'un des moniteurs m'avait dit pendant le séjour quand je lui ai parler de ma situation : " trop tard n'existe pas ". Depuis, cette phrase me reviens sans cesse, à chaque fois que je vais mal. Elle est très importante pour moi.
F : Je pense bien, il ne suffit de rien pour ça.
A : C'était la rentrée , et je ne comprenais pas pourquoi mes deux camarades de l'année dernière m'attendaient, me parlaient avec sympathie, se souciaient de mon état alors qu'il été clair que, pour moi, j'étais une merde ( quand on est en dépression, il est facile de croire ce que disent les gens qui te veulent du mal ) que je n'avais rien à faire là , que personne ne devrait s'intéresser à moi. Et puis avec toi c'était encore plus difficile ( je ne veux pas en rajouter une couche mais bon ...) .
F : Je comprends
A : Mais j'étais décidée à continuer à faire des efforts. Je t'aimais.
F : J'avais pas la manière d'arranger les choses.
A : Et puis les crises de tétanies sont arrivées. et ça ... c'était le fond.
F : Oui quand tu m'as dit pour tes mains immobiles.
A : C'était même plus qu'immobile et il n'y avait pas que les mains. La tétanie c'est du à une suroxygénation du sang qui engendre des réaction chimique au niveau du sang, et ça agit ensuite sur les contractions des muscles. Ce n'est pas contrôlable malheureusement.
F : Sueur froide?
A : Non, palpitation cardiaque et une baisse de tension. C'est compliqué à expliquer sur msn
F : Oui c'est sur.
A : Et je suis aller en Belgique avec toi. je me rappelles que ça n'allait pas. Tu t'en ai aperçu et tu t'énervais.
F : J'avais vu ça et puis la cigarette n'arrangeait pas. et quand on sortait c'était pas agréable, j'étais pas là. Enfin j'étais tel quelqu'un qui avançait vite et laissait la personne qu'il aimait alors qu'elle appelait au secours.
A : Tu pouvais pas comprendre. Personne ne le pouvait parce que je ne comprenais pas moi-même. Et après je sui rentrée et tu commençais à me dire " je vais te quitter si ça continu". Alors ça me stressais encore plus et je faisais des crises de tétanie. Et tu continuais ...
F : Tu peux pas savoir comment je le regrette !!
A : Je crois qu'on s'est vu encore à nowel
F : :'(
A : Je sais plus ce qui s'est passé.
F : A nowel on est resté 15 jours ensemble, c'était moyen moyen,
A : Je sais plus si on s'est vu une autre fois après.
F : Oui en février, et là c'était bien. on a fait des trucs super, mais là je peux dire que j'ai été un salaud.
A : pourquoi ?
F : 2 semaines plus tard je t'ai largué alors que tu essayais éperdument de me consoler. :(
A : A oui j'avais presque oublié (lol)
F : Ca me reste graver
A : Mai bon après nowel je me suis dis que mon état ne pouvait plus durer. Et c'était devenu tellement pénible que j'avais de moins en moins envie de vivre. Je n'étais plus vraiment sûr de t'aimer vraiment au point de continuer. Mais j'étais quand même persuadé que tout allait s'arranger même si tu m'énervais et que tu me faisais du mal ( les filles sont tellement connes quand elles aiment ).
F : Oui tu m'as dis « pourquoi fais tu ça, je suis sur qu'on pourrait vivre ensemble. et puis gaelle a essayé de me raisonner. Je suis alors rester seul, c'est seulement 2 semaines après que j'ai rencontré une autre fille et c'était pas ce qu'il me fallait, ce qu'il me fallait c'était toi mais il était trop tard pour m'en rendre compte. Alors j'ai fais une longue dépression. Je me suis mis à un jeu online et je jouais 2 fois plus que ton frère. Et mes parents n'étaient pas là pour moi et pi ils m'ont foutu dehors car je n'apportais plus rien à la famille. Désolé de t'avoir interrompu.
A : Non je raconte ma vie mais tu as aussi la tienne. Alors pour vivre un peu plus longtemps je me lançais des ptis défis comme "il faut que tu ai ton bac avec mention". Je voulais aussi travailler l'été pour avoir de l'argent mai aussi parce que j'étais curieuse de savoir ce que c'était de travailler.
F : Et tu l'as fait.
A : J'ai profité du boulot de mon père pour avoir facilement mon premier job à la rte ( j'ai même gagné plus que ma mère ^^ )
F : Ca c'est cool
A : En juillet je voulais être tranquille dans mon coin, je voulais faire plein de choses mais le temps s'y prêtait pas vraiment ... et donc en août j'ai travaillé pour la première fois de ma vie et j'ai beaucoup apprit et ça me servira toute ma vie. Mais pour travailler il fallait aller voir un médecin du travail pour certifier que j'étais apte à travailler. Et là j'ai préféré mentir sur mon état de santé et pendant 1 mois je me suis épuisé à cacher mes problèmes à mes collègues et aussi à mon père puisqu'il travaillait dans la même boite.
F : Ca c'était dur.
A : Mais au début c'était très dur parce que c'étai un travail compliqué qu'on me demandait, c'était les cadres qui devaient faire ce pour quoi on m'avait engagé. Et dans mon état j'ai essayé d'être la plus efficace possible. Mais plusieurs fois dans les toilettes, je m'effondrais parterre d'épuisement et de dépression. C'était un travail qui demandais beaucoup d'efforts aussi bien intellectuel que physique ( vu que en plus j'avais des problèmes de tendinites et qu'il fallait que je transporte des boites très lourdes ... je te passe les détails ) à la fin j'étais en pleur, j'en pouvais plus.
F : Ah oui t'as eu aussi des tendinites
A : Plus on me demandait, plus j'étais fatigué et moins j'étais attentive et plus je faisais d'erreurs. mai j'ai eu une idée pendant que je travaillais. Ce fut la première démarche qui m'a débarrassé d'un lourd handicap : les difficultés à dormir.
F : Ah ?
A : Mon frère , clément, était en vacance pendant que je travaillais et que je me levais tôt tout les matins. Mais le gamin, égoïste comme il est , faisais énormément de bruits le soir et se couchait tard.
F : Je comprends que c'est pas agréable.
A : Et avec le peu de sommeil que j'avais, venir le perturber était synonyme de dépression et de tout ce que ça impliquait ( le cercle vicieux allait continuer à m'emporter dans le fond glacial de la dépression !! ... ouah c'est trop la classe cette phrase faut que je la note .... ). Alors là j'ai piqué les vieilles boules quies de ma mère. Même si elles étaient pas très confortables et qu'elles me chatouillaient tout le temps les oreilles, j'arrivais à mieux dormir. Ce qui est quand même un bon début.
F : C'est déjà ça. au fil du temps tu t'y habitue
A : Je savais que ma fatigue n'allait pas disparaître d'un coup, donc j'ai décidé de racheter des boules quies plus confortable et plus efficace. et puis quand mon contrat de travail fut terminé j'avais décidé de continuer dans cette voie ... et le prochain défit que je m'étais lancé était d'être et de rester en bonne santé le plus longtemps possible. Mais pour être et rester en bonne santé il fallait que je comprenne pourquoi mon corps était dans cet état. Alors j'ai changé de médecin et j'ai demandé de me faire passer toute sorte d'examens : prises de sang, radios des poumons et du c½ur ( on n'est jamais trop prudent ...) , test d'effort ... et c'est grâce à mon cardiologue que j'ai comprit où venait le problème : l'eau que je buvais « m'intoxiquait » depuis le début ( j'avais des vertiges à répétition et qui altéraient toujours plus ma concentration et mon comportement et ça devenait de plus en plus dur de m'exprimer ). Là mes parents m'ont acheté tout de suite de l'eau minéral et au bout d'un ou deux mois je n'avais plus de vertiges ( bon ça n'arrangeait rien à ma concentration)
F : Génial ! :D mes félicitations pour cet initiative
A : Mais ça ne suffisait toujours pas parce que pendant tout ce temps j'ai eu beaucoup de baisse de morale et je me suis affaiblis physiquement (je n'arrivais toujours pas à trouver un intérêt à vivre). Les tendinites étaient du à un manque d'activité physique, ce qui fait que je devais en refaire et le mieux c'est la piscine mais bon, ça coûte cher et je suis trop pudique pour me montrer en maillot de bain. Alors comme ça ne pouvait pas suffire, j'ai fais du sport assez régulièrement mais pas trop intensif pour récupérer du muscle ^^ ( bon là encore j'ai fait des excès et j'étais encore plus fatigué après ). Et puis pour me déstresser avant d'entrer à la fac, j'ai lu un livre sur la relaxation. J'attends de faire du tai chi chuan à la fac, car c'est tard le soir.
F : J'espère pour toi que ça ira
A : Et puis je pense qu'il faut que j'apprenne encore pas mal de chose pour être en bonne santé. alors là je me suis mis à apprendre à manger, pour savoir et comprendre ce que mon corps a besoin.
F : Cette année te servira à aller mieux pour l'année suivante et puis ça, ça prouve que tu peux être autonome pour essayer de guérir.
A : Je me suis donner un an pour être en bonne santé et le rester et après cette année je veux avoir envie de vivre parce que quand on est en mauvaise santé on a tendance à vouloir tout arrêter , c'est pire quand on fait des études qui sont pas faciles.
F : Ca c'est vrai
A : C'est surtout que j'ai envie de savoir ce que ça fait d'être en bonne santé. parce que ça fait tellement longtemps que je vais mal que je ne sais même plus ce qu'est être en forme. Après la bouffe je sais pas à quoi je vais m'attaquer, ni quel défi je vais faire.
F : Je suis sûr que c'est ton désir le plus cher, bien plus que tout.
A : Je n'ai que ça comme motivation pour vivre pour le moment. Je me suis promis de ne plus jamais être dans l'état dans lequel j'étais avant. C'est traumatisant de se regarder en plein crise de tétanie dans une glace. Voir ses doigts se tordrent dans tous les sens , et tomber par terre en pleur ...
F : Oui
A : Plus jamais je ne veux ça. C'est une sorte de rééducation de mon corps que je fais, je me réhabitue à vivre simplement. Je ne veux plus me battre contre mon corps , je veux me battre avec lui parce que les obstacles sont à l'extérieur pas à l'intérieur.
F : Tu te défonce trois fois plus qu'un autre pour ça, j'aimerai être à tes cotés et t'aider du mieux que je peux, même en parole c'est déjà ça, soit courageuse et forte
A : Merci. Il faut maintenant que les gens comprennent. parce qu'ils m'ont toujours vu en mauvaise santé sans se rendre compte de ce qui se passait.
F : je t'ai compris. J'aimerai que les autres aussi.
A : S'ils m'aiment vraiment, et s'ils sont assez intelligent, alors oui ils comprendront.
F : Je suis apte pour le premier point mais le second ça reste à voir
A : Mdr. Tu sais comme m'a dit mon moniteur " trop tard n'existe pas"
F : oui je retiens la leçon.
...
Oui certains passages sont niais mais bon faut bien qu'il comprenne avec ses capacités ... non c'est méchant je sais. J'ai pas mis le reste de la conversation, ça allait sûrement vous souler.
En espérant que le peu que j'ai dit là ( et oui ma vie est un roman ) vous permettra de mieux comprendre mon comportement actuel et futur ...




